Les Fêtes de Bayonne dans la revue "Ethnologie française"



Le sociologue Philippe Steiner, professeur à l’Université Panthéon Sorbonne,  a dirigé une étude sur les Fêtes de Bayonne qu’il est venu observer avec une équipe de chercheurs durant les éditions 2017, 2018 et 2019. Cette observation devait initialement se poursuivre durant les Fêtes de 2020, finalement annulées dans le contexte sanitaire que l’on connaît.

L’enquête s’est appuyée sur des observations directes mais aussi sur des entretiens avec les acteurs de la fête que ce soient des festayres, des cafetiers et des membres de l’administration de la ville. Philippe Steiner a également dépouillé des documents d’archives et des articles de la presse locale,  et mis en place un questionnaire en ligne dès 2018, auquel les participants à la fête étaient invités à répondre.

A partir de ce matériau, ce spécialiste de la sociologie économique a proposé une conférence intitulée « Les fêtes qui sont le sourire des villes » : Sociologie économique des fêtes de Bayonne, dans le cadre des journées d’études organisées au Centre de Sociologie des Organisations à Paris, les 3 et 4 octobre 2018, sur le thème « Vers une sociologie économique de la ville ».

Le texte est disponible en ligne https://www.studocu.com/fr/document/universite-paris-dauphine/sociologie-politique/fete-6-financement-les-fetes-qui-sont-le-sourire-des-villes-sociologie-economique-des-fetes/7584478

 

Philippe Steiner a très récemment consacré un deuxième travail aux Fêtes de Bayonne publié dans la revue Ethnologie française, intitulé « Mictions impossibles. Uriner dans l’espace public aux fêtes de Bayonne ».

Le choix de ce sujet anthropologique, et qui peut prêter à sourire, peut surprendre de la part d’un spécialiste de la sociologie économique. Il explique ce choix dans l’article par l’importance du phénomène des  « mictions sauvages » et les problèmes qu’elles posent.

En effet, dans l’enquête en ligne, à une question qui portait sur les aspects négatifs de la fête (« A l’occasion des Fêtes, avez-vous un sentiment négatif parce qu’il y a… »), 52%, donc plus de la moitié des 3870 personnes qui ont répondu, ont coché la réponse «Des personnes qui urinent dans la rue ».[1]

Pour mieux comprendre le propos de l’article, citons le résumé proposé en en-tête de celui-ci « Après avoir examiné comment la mairie tente de contrôler ce phénomène, l’article met l’accent sur la stratégie normative de « rappel à l’hygiène », équivalent moderne des manuels de savoir-vivre mobilisés par Norbert Elias »[2].

L’article est à découvrir dans la revue Ethnologie française, 2021/2, p.425-440, disponible au centre de documentation du Musée Basque.

 

[1] Voir SorBayonne - Questionnaire sur la sociologie des fêtes de Bayonne, https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSe5gNxgmLoXdezRWHe2Ow-ycV4jWMP-y8_eDcYpcOMJNehnTQ/viewform, consulté le 22/09/2021

[2] Philippe Steiner, «Mictions impossibles. Uriner dans l’espace public aux fêtes de Bayonne » in Ethnologie française , 2021/2, p.425.