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GERNIKA, de l'histoire basque au symbole universel
hazia, mundu osorako argia
Exposition du 17 avril au 1er juillet 2007


   
L'entrée

Conçue en partenariat avec Euskal Museoa. Bilbao. Museo Vasco.
Après Bayonne, l'exposition sera présentée à Bilbao du 16 juillet au 30 septembre 2007
Informations générales : Musée Basque et de l'histoire de Bayonne, 2ème étage Du 17 avril au 1er juillet 2007.

Cliquer pour voir l'affiche de l'exposition.

Edition
Un livret bilingue de 20 pages accompagne l'exposition " GERNIKA, de l'histoire basque au symbole universel " (couverture -->).
Largement illustré, il reprend en les approfondissant les thèmes abordés dans l'exposition :
1.1. Les fors
1.2. L'arbre de Gernika, emblème des libertés basques
2.1. La République espagnole et la création d'Euzkadi
2.2. 26 avril 1937, bombardement de Gernika
3.1. Guernica, une icône du XXe siècle
3.2. La tapisserie de Guernica. René et Jacqueline de la Baume Dürrbach
3.3. Création artistique et réflexion dans la seconde moitié du XXe siècle.
Prix : 3,5 €
Edition Musée Basque et de l'histoire de Bayonne et Euskal Museoa. Bilbao. Museo Vasco, 2007

Le livret de l'expo, en vente 3,5 € au musée

1937-2007, une exposition pour les 70 ans du bombardement de Gernika

La ville de Gernika a été bombardée et presque entièrement détruite lors de la guerre civile espagnole, il y a 70 ans, par un acte d'une violence sans précédent à l'égard des populations civiles. Le fort sentiment de révolte et d'indignation qu'il a suscité dans l'opinion mondiale, a fait du nom de " Gernika " un symbole de lutte contre toute forme de barbarie. Le chef d'œuvre de Picasso, Guernica, un des sommets de l'art du XXe siècle, témoin et stigmate de cette brutalité, a puissamment contribué à transfigurer le destin tragique de la ville en une dénonciation universelle et un message de paix. Acte engagé, œuvre de protestation devenue symbole universel, Guernica continu d'être présent politiquement dans le monde d'aujourd'hui, et à travers ce tableau la ville elle-même. Pour les 70 ans du bombardement, tragédie fondatrice, le Musée Basque et de l'histoire de Bayonne a voulu, avec le Musée Basque de Bilbao, replacer la naissance de ce symbole dans une perspective historique, en plongeant dans les racines de l'histoire basque pour aller vers l'universel. De l'Arbre de Gernika à Guernica, l'exposition proposée par les deux musées revient sur l'importance de Gernika dans l'histoire du peuple basque, sur son rôle clef, incarnation des libertés dont jouissaient les provinces basques jusqu'au XIXe siècle et auxquelles tous les Basques étaient fortement attachés comme à une part de leur identité. L'exposition montre ensuite le fil qui relie cette réalité historique à la création d'Euzkadi en 1936, elle explique également le contexte du bombardement en revenant sur la République espagnole et la guerre civile. Enfin, elle suit la naissance du symbole universel à travers la création du Guernica de Picasso et laisse le visiteur s'imprégner de la puissance de cette œuvre en présentant une des trois tapisseries (de même dimension que l'original) réalisées à la demande de Picasso d'après son tableau.

La tapisserie Guernica pour la première fois au Pays Basque, à Bayonne et Bilbao

A partir de 1953, Picasso, qui a l'habitude depuis les années 1930 de faire reproduire ses tableaux en tapisserie, ne va plus travailler pour ce type de transposition qu'avec René et Jacqueline Dürrbach qu'il a rencontrés deux ans plus tôt. Il avait été saisi par la force et l'authenticité de leurs tapisseries qui reproduisent, en les agrandissant, des tableaux des grands peintres du mouvement moderne comme Léger, Villon, Delaunay ou Gleizes. Il aime tout particulièrement leur manière de transcrire dans la laine la vigueur du dessin qui anime la toile, de décupler la puissance des rythmes et des harmonies qui composent l'œuvre, d'amplifier le jeu des rapports de couleur, en conservant toute la force de l'original sans tomber dans la simple copie. " Vous ne faîtes pas de faux billets de banque, et c'est bien " se plaisait-il à leur répéter. Pour un créateur en perpétuelle recherche comme Picasso, " si l'on est trop imitatif, on est faussaire ". C'est lui qui leur confie en 1955 la création de la tapisserie de Guernica, aux mêmes dimensions que l'original. René et Jacqueline réalisent le carton (dont une partie est visible dans l'exposition) à partir d'une affiche, puis en prise directe avec le tableau lors de sa présentation au Musée des Arts Décoratifs de Paris à partir de juin 1955. Le carton, validé par Picasso, constitue le témoin transmis par Picasso au Dürrbach, permettant de maintenir l'authenticité de l'œuvre originale à travers le nouveau matériau. Cette tapisserie est donc bien plus qu'une " copie " de Guernica, c'est le prolongement de l'œuvre sur un autre support, travail confié par Picasso à des artistes dont il appréciait particulièrement le talent d'interprétation et qu'il savait capable de rendre parfaitement l'esprit de son tableau. L'intense dialogue artistique qui a relié les Dürrbach à Picasso pendant 20 ans est l'histoire de la rencontre entre deux sensibilités proches, une même manière de concevoir la création et l'authenticité. Devant le premier exemplaire de la tapisserie en novembre 1955 à Antibes, Picasso, impressionné par la puissance du résultat, rend un vibrant hommage au travail de René et Jacqueline. Comme pour toutes leurs transpositions de tableaux de Picasso, les Dürrbach ont réalisé trois exemplaires de Guernica. Le premier (1955) se trouve actuellement dans la salle d'entrée du Conseil de Sécurité de l'ONU à New York, le second (1976) est conservé en France, au Musée Unterlinden de Colmar qui l'a prêté à Bayonne et à Bilbao, permettant ainsi de présenter l'oeuvre pour la première fois en Pays Basque à l'occasion du 70e anniversaire du bombardement de Gernika. Le dernier exemplaire, tissé en 1985, a été acquis par le Musée d'Art Moderne de Gunma au Japon en 1995.

La tapisserie Guernica

L'exposition : visite à travers quelques objets emblématiques

L'arbre de Guernica du XVIIIe siècle

- L'arbre de Guernica du XVIIIe siècle.
Un authentique reste de l'arbre vénéré de Gernika, emblème des libertés basques. Ce tronc de chêne, planté en 1742 et mort en 1892, surnommé " Arbre ancien ", est conservé au Musée Basque de Bilbao. En accueillant les visiteurs dans la première salle, il rappelle d'emblée la dimension fortement symbolique du sujet de l'exposition.

- Le premier exemplaire imprimé du fuero de Biscaye, 1528
Ces fors ou fueros, compilations de coutumes qui réglementaient de nombreux aspects de la vie communautaire des basques, commencent à être rédigés au XIIIe siècle. Le for de Biscaye est pour la première fois imprimé en 1528, sous le nom de For Nouveau. Cette édition originale, conservée par la Bilbliothèque forale de Biscaye, est visible dans une vitrine avec d'autres éditions des fors des provinces basques (Gipuzkoa, Labourd, Soule, Alava…).

Le premier exemplaire imprimé du fuero 
                  de Biscaye, 1528
Le portrait du barde Iparraguirre

- Le portrait du barde Iparraguirre, XIXe siècle.
Portrait du compositeur auteur de la célèbre chanson " Gernikako Arbola ", " L'Arbre de Gernika ", en 1853, reprise ensuite par les défenseurs des fueros face aux volontés d'uniformisation des gouvernements madrilène au XIXe siècle, contribuant ainsi pour une grande part à la renommée de l'Arbre de Gernika, incarnation des libertés basques.

- Le premier dessin de l'ikurriña par Luis et Sabino Arana Goiri en 1894
Le fameux drapeau basque ou ikurriña est né en 1894 de ce petit croquis des frères Arana Goiri. Il s'agissait au départ d'un projet pour un drapeau de la Biscaye indépendante, associé plus tard à l'ensemble du Pays Basque et devenu officiellement en 1936, drapeau d'Euzkadi. Document prêté par les Archives du Parti Nationaliste Basque (Artea, Biscaye).

Le premier dessin de l'ikurriña
Un album de photo montrant Gernika détruite

- Un album de photo montrant Gernika détruite (capitaine Roberts)
Témoignage photographique de l'ampleur du désastre subi par la ville le 26 avril 1937. Le capitaine Roberts était en poste sur un navire anglais qui avait accosté à Bilbao quelques jours avant le bombardement, il s'est rendu dans la ville peu après le drame. Ses photos montrent une ville presque totalement détruite. Album conservé au Musée Basque de Bilbao.

- Un original du Times du 28 avril 1937
Parmi tous les journaux qui ont répercuté la nouvelle du bombardement de Gernika, le Times a joué un rôle de premier plan. Parce qu'il était un des rares à avoir un correspondant sur place à Bilbao (George L. Steer) ; parce qu'étant conservateur, il ne pouvait pas être accusé de modifier la vérité au profit des républicains ; parce qu'il avait dans le monde une autorité incontestable, son article accusateur en page 17 du 28 avril 1937 a été le plus largement commenté et repris dans le monde, permettant ainsi de réfuter les démentis du camp nationaliste (qui reportaient la responsabilité de la destruction sur les " rouges séparatistes "). Document original visible dans l'expo, rare parce que très fragile, prêté par le Musée Basque de Bilbao.

Un original du Times du 28 avril 1937
L'arbre de Guernica de G.L. Steer

- La première édition espagnole clandestine de L'arbre de Guernica de G.L. Steer (1963)
Exceptionnelle édition espagnole, réalisée clandestinement sous la dictature de Franco en 1963, de l'ouvrage du correspondant du Times (publié en anglais en 1938) qui constitue l'un des témoignages les plus précis et documenté sur la réalité du bombardement de Gernika, que niait le régime franquiste. Document prêté par un collectionneur privé de Bilbao.

- Picasso peignant Guernica par Dora Maar
Plusieurs photographies prises par Dora Maar, alors compagne de Picasso, des différentes étapes de la création de Guernica en mai et juin 1937 à Paris. Reportage saisissant où l'on voit le chef d'œuvre en train de naître sous le pinceau du maître, transposant sur la toile sa colère et sa révolte en un geste pictural d'une force incomparable. Contretypes des tirages originaux, prêtés par le Musée Picasso de Paris.

Picasso peignant Guernica par Dora Maar
Une liste signée par Picasso de tapisseries 
                  réalisées par les Dürrbach

- Une liste signée par Picasso de tapisseries réalisées par les Dürrbach
Toute une partie de l'exposition illustre l'intense relation de travail et d'amitié qui unissait Picasso à René et Jacqueline Dürrbach, qui aura permis la création de 27 tapisseries d'après ses tableaux. De nombreux documents témoignent de cette relation, photos de famille où l'on voit le jeune Baltasar Dürrbach (le fils de René et Jacqueline) jouant avec une auto sur la tête de Picasso, listes de tapisseries réalisées par l'Atelier Cavalaire signées par Picasso, petits dessins dédicacés à ses amis Dürrbach. Tous ces documents ont été prêtés pour l'exposition par la famille Dürrbach.

- Un morceau du carton de tapisserie de Guernica.
Réalisé en 1955 pour le tissage du premier exemplaire de la tapisserie, il est véritablement le document qui fait le lien entre le tableau et la tapisserie. Comme pour toutes les autres transpositions d'œuvres de la toile à la tapisserie, il est validé par Picasso, qui reconnait ainsi la qualité d'interprétation des Dürrbach et leur capacité saisissante à rendre, avec la laine, la force du dessin que l'on rencontre dans les originaux. Ce document de travail, qui est déjà en soi une œuvre, est également prêté par la famille Dürrbach. Il ne reste plus alors au visiteur qu'à découvrir le fruit de ce travail exceptionnel en prenant le temps de s'arrêter devant la tapisserie, en se remémorant cette mise en garde de Picasso : " voir, c'est ça qui est difficile, on voit parfois, rarement. On regarde sans voir ". En écho à cette œuvre emblématique, plusieurs créations musicales composées sur le thème de Gernika résonnent tour à tour dans la salle, de Paul Dessau (pièce pour piano, 1937) à Mikel Laboa (1972) en passant par Léonardo Balada (1966) et Pablo Sorozabal (Marche funèbre basque, 1966).

Un morceau du carton de tapisserie de 
                  Guernica

Informations pratiques Musée Basque et de l'histoire de Bayonne
37, quai des Corsaires
64100 Bayonne
Tel : 33 (0)5 59 46 61 90
Fax : 33 (0)5 59 59 03 71

L'exposition est ouverte tous les jours sauf le lundi et les jours fériés,
de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h jusqu'au 30 avril,
de 10 h à 18 h 30 à partir du 2 mai.

Tarifs :
Entrée comprise dans le billet d'accès aux collections permanentes : 5,5 €
Tarif réduit : 3 €
· Etudiants
· Handicapés

Groupe (à partir de 15 adultes) : 4,5 €

Gratuité :
· Premier dimanche du mois
· Jeunes de moins de 18 ans.
· Etablissements scolaires de Bayonne ; classes dans le cadre du module pédagogique proposé par Argitu
· Etudiants en Histoire de l'Art et Archéologique
· 3e age sur présentation de carte délivrée par la Ville de Bayonne
· Résidants Bayonnais demandeurs d'emploi ou bénéficiaires du RMI (justificatif)
· Possesseurs de cartes professionnelles de musées (conservateurs, ICOM)

Erakusketaren zuzendaritza :
Commissariat :
Marian Alvarez, Jacques Battesti, Amaia Mujika
Testuen ikerketa, burutzapena eta edukien aukeraketa :
Investigations, sélection des contenus, rédaction de textes :
Marian Alvarez, Jacques Battesti, Maider Etchepare-Jaureguy, Amaia Mujika
Dokumentazio ikerketa :
Recherches documentaires :
Marie-Hélène Déliart, Lidia Elola, Maite Jimenez, Ziortza San Pedro

Itzulpenak :
Traductions :
Marian Alvarez, Adolfo Arejita, Arin-Arin, Curtis Bauer, Xabier Kerexeta Erro, Miren Michelena, Amaia Mujika, Chris Pellow, Olivier Ribeton

Zaharberrikuntza:
Restauration :
Jabier Sanchez Egiluz, Verjura - Conservación del Libro

Kontzeptu grafikoa :
Conception graphique :
Equipo 7 (erakusketa / exposition)
Comunicación Gráfica (livret d'exposition)

Interiorismoa :
Scénographie :
Equipe technique du Musée Basque et de l'histoire de Bayonne

Produkzioa eta muntaia :
Production et montage :
Alain Arnold, Anne-Marie Arotçarena, Kristian Larralde, Philippe Linkemper, service logistique de la Ville de Bayonne.

Tramitazio eta itinerazio gestioa :
Régie :
Marian Alvarez, Jacques Battesti

Erakusketaren komunikazio eta promozioa :
Communication et promotion de l'exposition :
Jean Idiart, service communication de la Ville de Bayonne

Eskerronak :
Remerciements :
Bibliothèque Nationale de France, Paris
Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, Nanterre
Bizkaiko Baztar Nagusiak / Juntas Generales de Bizkaia : Gernikako Baztar-Etxea / Casa de Juntas de Gernika
Bizkaiko Foru Aldundia / Diputación Foral de Bizkaia : Bizkaiko Foru Liburutegia / Biblioteca Foral de Bizkaia, Bilbao
EITB
Editions Bernard Grasset
Editions " Cahiers d'Art ", Paris
Embaja de Japón, Madrid
Eresbil-Musikaren Euskal Artxiboa, Errenteria (Gipuzkoa)
Euskal Abertzaletasunaren Museoa / Museo del Nacionalismo Vasco, Artea (Bizkaia)
Eusko Alderdi Jeltzalea / Partido Nacionalista Vasco
Fundación Museo Jorge Oteiza Fundazio Museoa. Alzuza (Navarra)
Fundación Sabino Arana Fundazioa, Bilbao
Gipuzkoako Foru Aldundia / Diputación Foral de Gipuzkoa : Koldo Mitxelena Kulturunea, Donostia / San Sebastián. Zumalakarregi Museao, Ormaiztegi
France 3 Aquitaine ; France 3 Euskal Herri Pays Basque
Le Figaro
L'Humanité
Les Films du Panthéon
Ministerio de Cultura. Archivo General de la Guerra Civil Española, Salamanca
Musée d'Unterlinden, Colmar, France
Musée National Picasso, Paris
Museo de la Paz, Gernika (Bizkaia)
National Library of Scotland, Edinburgh
The Museum of Modern Art, Gunma, Japan
United Nations Photo Library, New-York

Mikel Alberdi, Imanol Agote, Adolfo Arejita, Miren Josune Ariztondo, Fernando Arrabal, Jon Bagües, Anne Baldassari, Nestor Basterretxea, Carmen Bilbao, Allande Boutin, Agnès de Bretagne, Lucien Clergue, Evelyne Cohen, Baltasar et Aurélie Dürrbach, Glorvina Dürrbach-Célérier, Pierre de Fontbrune, Xavier Garcia-Larrache, Juan Pablo Huercanos, Joseba Iribar, Xabier Keretxeta Erro , Guillermo Kirkpatrick, Jean-Claude Larronde, Laure Lefrançois, Ana Madariaga, Pedro Manterola, Elena Martín, Gregory Miura, Stéphanie Monet, Marian Moreno, Gregorio Olaran, Pantxika de Paepe, Henri de Pazzis, Montserrat Petralanda, Christine Pinault, Seiko Sato, Pepa Saenz de Buruaga, Cécile Tardy, Chris Taylor, Santi Uriarte, Irune Zuloaga

Musée Basque / Maison Dagourette 37 Quai des Corsaires
POUR EN SAVOIR PLUS > infos : 05 59 46 61 85

 




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