- -
[I]nfos pratiques       [P]ays Basque       [L]iens       [B]outique       [C]ontact    
retour au sommaire du Musée Basque
décoration
  Découverte   > Actualité et expositions temporaires   
[D]écouverte         [A]ctivités         [C]ollections        

" Jules DELVINCOURT (Paris 1873 -Bayonne 1953)
Bayonne au fil des heures… "
Exposition Du 7 mars au 30 avril 2006


L'ancien Pont Blanc, ouvrage ferroviaire qui enjambait la Nive en amont de Bayonne vers la plaine d'Ansot, détruit dans les années 1950.

Quittant Paris et les alarmes de la guerre récemment déclarée, Jules Delvincourt s'installe définitivement à Bayonne à l'automne 1939. Il avait déjà eu l'occasion de peindre la ville à plusieurs reprises, profitant de séjours dans la famille de sa femme, originaire de la région.

Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Jules Delvincourt reçoit l'enseignement de Gustave Moreau et Léon Bonnat.


Il abandonne bientôt la grande peinture pour la peinture décorative plus rémunératrice, mais garde cependant un jardin secret : celui de la peinture pure hors des voies académiques, où aucune convention ne retient son pinceau. Réceptif avant tout à l'impression du moment, il laissait aller sa sensibilité dans l'enregistrement des couleurs et de la lumière, s'affranchissant de toute théorie ou règle spécifique.
L'émotion et le sentiment l'emportaient sur la précision du dessin et de la perspective. L'influence d'un de ses amis, le peintre indépendant Henri Charrier, Prix de Rome, lui-même proche de Claude Monet, est perceptible dans ses tableaux.

En peignant librement les bords de l'Adour et de la Nive, Jules Delvincourt retrouve la vibration colorée de Monet et Sisley.
Il pose avec décision chaque touche de couleur vive qui se fond avec ses voisines. Les bleus se nuancent de mauves, les violets se réchauffent de roses et de rouges, les jaunes partent vers l'oranger ou vers un ton gris plus froid.
Delvincourt figure les paysages des environs de Bayonne à toutes les heures du jour, du matin plus rose que bleu au plein midi de clarté éblouissante, jusqu'aux soirs où s'estompe l'éclat pourpre du soleil.
Le pittoresque des tours médiévales de l'enceinte fortifiée de Bayonne ne l'intéresse que par l'ombre et la lumière qui jouent sur les vieilles pierres et les tuiles brunes.

Sur l'une de ces 12 vues de Bayonne et ses alentours apparaît l'ancien " Pont Blanc ", ouvrage ferroviaire qui enjambait la Nive en amont de Bayonne vers la plaine d'Ansot, détruit dans les années 1950.
Sur ce même emplacement, une nouvelle passerelle piétonne vient juste d'être mise en place.
Traces d'instants fugitifs, de lumières et d'impressions, les tableaux de Jules Delvincourt sont également le témoignage de l'évolution de l'urbanisme bayonnais :

Le " Pont Blanc " sur la Nive… De la voie ferroviaire à la passerelle piétonne

Depuis l'après-guerre, une pile de pierre, plantée au milieu de la rivière, intriguait les promeneurs des bords de Nive, qui parcouraient le chemin de halage, après le domaine de Lauga, jusqu'aux terrains de La Floride, face à la plaine d'Ansot.
Dans le cadre de la mise en valeur environnementale de cette plaine, une passerelle métallique pour piétons a été posée en 2006 sur la pile esseulée autorisant à nouveau le franchissement de la Nive.
Elle remplace l'ancien pont " Aita Churria " (ainsi nommé sur les plans et archives), littéralement le pont " du Père Blanc " (contracté en " Pont Blanc "), sans que l'on connaisse l'origine de cette appellation.

Le premier pont était un ouvrage uniquement ferroviaire, d'un modèle Gustave Eiffel, construit au début du XXe siècle pour le compte de la Compagnie du Midi, probablement par Henri Mautalen, ingénieur des Ponts et Chaussées.
Il servait à la ligne de chemin de fer destinée au port de Bayonne, qui reliait la rive gauche de l'Adour à la ligne de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Cette ligne dite " du charbon " permettait d'amener des poteaux aux mines de Banca, et d'en ramener le minerai afin de le décharger sur le quai des Allées Marines ou à Blancpignon.
La voie ayant été abandonnée, le pont fut démantelé au début des années 1950.


Du 7 mars au 30 avril 2007
Espace d'exposition du rez-de-chaussée, au pied de l'escalier XVIIIe siècle (entrée libre)
Musée Basque / Maison Dagourette Quai des Corsaires
POUR EN SAVOIR PLUS > infos : 05 59 46 61 85 85

 
L'ancien Pont Blanc, ouvrage ferroviaire qui enjambait la Nive en amont de Bayonne vers la plaine d'Ansot, détruit dans les années 1950. L'ancien Pont Blanc, ouvrage ferroviaire qui enjambait la Nive en amont de Bayonne vers la plaine d'Ansot, détruit dans les années 1950.
Détail d'une peinture de Delvincourt Le nouveau pont




 Histoire
 Maison Dagourette
 Salles d'expositions
 Actualité et expositions temporaires








Visitez le site officiel de la Ville de Bayonne
Visitez le site de l'Office de Tourisme de Bayonne