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Il y a trente ans, le sculpteur espagnol, Eduardo Chillida (1924-2002) réalisait son projet le plus fou, le plus passionnel, un hommage à sa ville natale.
Trois pièces d'acier spectaculaires seraient désormais arrimées au roché, cernées par la mer, à l'une des extrémités de la baie de Saint-Sébastien, l'œuvre s'appelle Peigne du vent.
Plusieurs expositions ont marqué les trente ans de cette installation tout au long de l'année.
Le musée Basque s'associe à cet hommage avec l'exposition Peigne du vent-Haizearen Orrazia, jusqu'au 6 janvier 2008 qui retrace à travers des photographies et divers documents, les différentes étapes de la création de l'œuvre.
Elle propose également de découvrir les esquisses des 23 sculptures appelées également peigne du vent.
Cette exposition est donc une étape formatrice avant de découvrir ou regarder d'un autre œil la sculpture et son environnement au pied du mont Igeldo à Saint-Sébastien.
Interview de l'un de ses fils, Luis Chillida, rencontré lundi 5 novembre à l'occasion de l'inauguration de cette exposition
Bayonne Webmag :
Pourquoi avoir décidé de présenter ce travail de votre père dans un musée de société plutôt que dans musée des beaux-arts où ses œuvres ont également toute leur place ?
Luis Chillida :
Les œuvres de mon père n'ont pas vocation à être présentées dans un lieu particulier. C'est d'ailleurs ce qu'il a démontré en installant au pied du mont Igeldo à Saint-Sébastien le Peigne du vent. Au départ ce lieu était abandonné et l'objectif de l'artiste était entre autre d'installer son œuvre dans un lieu accessible à tout le monde.
Bayonne Webmag :
Quel était le rapport d'Eduardo Chillida avec les provinces nord du Pays Basque ?
Luis Chillida :
Il a étudié en France à Paris et connaissait bien le pays. Il était très attaché à ses racines et la terre qui l'a vu naître mais il était également un citoyen du monde, ouvert à toutes les cultures. Il est d'ailleurs l'un des plus grands sculpteurs de la seconde moitié du XXe siècle, un artiste de renommée internationale.
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