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Une trentaine de photographies de Francis Blaise sera accrochée dans la salle n°10 du deuxième étage de la Maison Dagourette. L’auteur a choisi le noir et blanc pour mieux figurer l’aspect mythologique des carnavals traditionnels, pour « mettre une distance avec la réalité et laisser place à l’imaginaire grâce à des effets de grain ou de flou ». Plutôt que de se positionner en spectateur, il s’est glissé au cœur des défilés et a pris part à la marée humaine, « pour mieux saisir les sensations d’excitation et d’enthousiasme, pour en donner la vision d’un cyclope entraîné dans la cavalcade. » Il a choisi six villages navarrais pour le respect de la tradition carnavalesque basque, où le rythme des saisons conserve une grande importance, où Carnaval symbolise la fin de l’hiver et le renouveau. Les déguisements sont faits de peau, de sacs de jute et de branchages, matériaux trouvés sur place et transformés pour nourrir les croyances et l’imaginaire populaires.
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