[L]a
première mention attestée de cette maison remonte au début
du XVIIème siècle : Monseigneur Fouquet
-frère du Surintendant des Finances- évêque de Bayonne de
1638 à 1642 y installe l'ordre des Visitandines où elles séjournèrent
de 1640 à 1680.
[À]la
fin du XVIIème siècle, la maison Dagourette devient un hôpital
civil sous le nom de Saint-Nicolas puis de Saint-Léon.
[A]près
1867, la maison, propriété de l'administration des hospices, est
louée à divers locataires et les revenus attribués à
des établissements de charité.
[E]n 1922, elle est rachetée par la Ville de Bayonne pour y accueillir le Musée Basque et de la Tradition Bayonnaise. A cette occasion, les grandes publicités peintes sur la façade par les propriétaires des commerces occupant la maison Dagourette ont été supprimées.
[L]es
fondateurs du Musée décidèrent de blanchir le tout à
la chaux, de poser des jardinières de géraniums et des volets
rouges pour donner un air plus basque (ou néo-basque) et même campagnard
à cette maison de ville.
[E]n
1939-1940, la maison sera momentanément occupée par le Foyer du
Soldat. Puis le Secours National s'y installera, tandis que le Musée
continuera à recevoir quelques centaines de visiteurs jusqu'au transfert
des collections dans un abri à Saint-Sever.
[R]éinstallées
en1946, les collections n'ont, depuis cette date, pas bougé de la maison
Dagourette.
[E]n
1991, la façade de la maison, menaçant ruine, a fait l'objet d'une
première intervention
des Monuments Historiques.
[L]'architecte a choisi de reconstruire une façade de maison bourgeoise du début du XVIIème siècle avec meneaux et bandeaux en pierre. Il s'est inspiré de vieilles photographies datant de la fin du XIXème siècle et s'est appuyé sur les témoins de la première façade, apparus après enlèvement du ciment armé installé au début du XXème siècle sur l'ancienne façade dont les excroissances ornementales en pierre avaient été arasées.
[D]e
juin 1997 à mars 1998, les collections du Musée
ont été progressivement transférées au Château-Neuf
de Bayonne. Une deuxième tranche de travaux a débuté le
1er mars 1998 sur la maison Dagourette et les immeubles mitoyens Marsan et Seguin:
restitution des répartitions d'origine, amplification des volumes de
certaines salles, introduction de nouveaux espaces de circulation ont été
nécessaires à la mise en place d'une muséographie contemporaine
mettant en valeur deux milles objets de collection.