Le Musée Basque et de l'histoire de Bayonne consacre un focus à l'impératrice Eugénie de Montijo (1826-1920) à la faveur de nombreux objets, tableaux, sculptures, photographies d’époque, illustrations, bijoux, bibelots, vaisselle, trousseaux de poupées, etc., issus des réserves du Musée Basque.

Autel « En Europe, il constitue principalement durant  l'Antiquité grecque et romaine dans les logements, un élément de la chapelle domestique où la famille effectue ses dévotions. […] Dans d’autres religions où le culte des ancêtres et des divinités reste présent, il n’est pas rare de trouver un lieu dédié à la mémoire ou au culte des ancêtres ou des héros : les autels domestiques »

C’est à ce dernier type que se rattache le choix de notre titre pour cette exposition-dossier dédiée à Eugénie de Montijo, devenue une figure de l’imaginaire collectif à Biarritz comme au Pays Basque.

Décédée il y a cent ans, María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick— dite Eugénie de Montijo — est née espagnole, le 5 mai 1826 à Grenade et décédée le 11 juillet 1920 au palais de Liria à Madrid. Elle fut l’épouse de Napoléon III et Impératrice des Français de 1853 à 1870.  Elle aurait « inventé » Biarritz et durablement marqué le territoire basque et aquitain. Ambassadrice et protectrice des Arts, reine de la mode, elle fut une prescriptrice des mœurs du temps. C’est à cette Eugénie privée, Eugenia l’Espagnole exotique, tout à la fois romantique et moderne, mêlant vie privée et vie publique au point d’influencer toute la vie de cour et d’alimenter quelques préjugés, que nous rendons hommage et à qui nous dédions ce petit autel.