Du 6  au 24 novembre 
Exposition Fresque de la Tranchée

Crypte militaire du cimetière Saint-Léon de Bayonne.

 

L'exposition présente un travail de neuf mois d’élaboration et de réalisation d’une fresque picturale de 16,54  x 1,80 m , installée depuis le 11 novembre 2013 dans le couloir étroit de cette crypte, où sont déposés 264 reliquaires de soldats morts pour la France.

L’intention est de donner à voir la progression chronologique d’un travail de commande du Souvenir Français et de la Ville de Bayonne

 

Les éléments de l’exposition :

- Une sélection de croquis au crayon (4 planches)

- Des études au crayon et au lavis (« nature morte et lavis » - 2 planches)

- Deux simulations de la future composition, et un portrait au lavis (2 planches)

 -  Sept poncifs sur papier calque, destinés au transfert sur le vélin du lavis original (7 planches)

- Un fac-simile de l’ensemble pictural (panneau d’aluminium pelliculé de la crypte- 180x 75 cm)

- Ce panneau de présentation didactique comportant photos et texte  (1 planche)

- Une installation de l’allée sépulcrale (reproduction sur toile à l’échelle ½ soit 2 panneaux de 4,50m x 1,70m.

(N.B. : toutes les planches sont de format 70x50cm)

 

Les représentations et les thèmes :

Quatre rats et un chien ratier, seize soldats, de multiples objets, qu’ils soient armes, outils ou ustensiles, se proposent comme autant d’allégories ou de symboles. Ces images sont comme extraites d’un possible carnet d’un poilu dessinateur, et  témoigneraient ainsi, sans prétention esthétisante, de la vie ordinaire d’une escouade au fond de sa tranchée. Les thèmes évoquent de multiples idées et sentiments, tour à tour la fraternité, le devoir, l’angoisse de la mort, l’empathie, le partage, la consolation, le courage, la peur, l’affection, la « crânerie », l’évasion, et encore l’angoisse face au destin.

 

Les intentions de l’auteur : l’esprit et l’image.

Empathie, compassion, respect, hommage, obligation du devoir de mémoire, catharsis, résilience, sont autant de raisons qui motivèrent ce travail. Voici pourquoi j’ai d’entrée choisi ce style figuratif plutôt frustre (lavis, ligne claire, monochromie). Je souhaitais, par ces moyens plastiques simples, témoigner de la reconnaissance de tous envers ces héros ordinaires ; je souhaitais, comme un metteur en scène de théâtre s’efface derrière ses acteurs, m’effacer derrière  mes sujets représentés, en espérant qu’ils ne soient oubliés à jamais.