Jusqu’au 30 avril 2017

Après la chute de Bilbao le 19 juin 1937, le Président José Antonio Aguirre et son gouvernement sont repliés Santander. Alors que tout semble perdu pour les Basques d'Euzkadi, le Président Aguirre convoque le 22 août 1937, une personnalité artistique réputée du Gipuzkoa, Gabriel Olaizola et lui dit :

"Il est possible que nous ne puissions sortir d’ici. Mais pour autant notre tâche n’est pas terminée et je veux qu’elle concerne aussi le domaine artistique. Je vous charge de partir immédiatement pour la France et de former parmi nos réfugiés le chœur le meilleur possible pour qu’il porte, de par le monde, grâce à nos mélodies, le souvenir d’un peuple qui meurt pour la liberté, parce qu’ils ne savent pas encore à l’étranger qu’on lutte pour elle".

Ainsi débute l'histoire des Basques d'Eresoinka qui ont trouvé dans l'exil, le force de continuer le combat par la musique, le chant et la danse, pour faire découvrir aux yeux des démocraties européennes (en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne) la richesse des traditions du Pays Basque. Ainsi, ils se sont engagés dans la plus belle aventure qui fut : la pérennité et la diffusion de leur culture.

En pleine Guerre Civile espagnole, le Gouvernement Basque mit sur pied une ambassade chorégraphique et musicale : Eresoinka. Dans le but de jouer la guerre sur le terrain culturel et de la communication, le Gouvernement Basque rassembla au sein d’un groupe conséquent des chanteurs, musiciens, créateurs et danseurs basques, et après avoir effectué un travail de préparation à Sare, des représentations furent données notamment à Paris, Bruxelles, Amsterdam, La Haye, Rotterdam et Londres.


Communiqué de presse